Le catharisme est une hérésie chrétienne médiévale qui se développa au cours du XIIème siècle en Occident et plus particulièrement en Languedoc.
Elle condamnait l’Eglise romaine et sa hiérarchie, accusée de ne pas respecter l’idéal de vie et de pauvreté du Christ. La croyance cathare reconnaissait l’existence de deux mondes, l’un bon et l’autre mauvais. Le premier, le monde invisible dont les créatures sont éternelles, résulte de la création de Dieu le Père ; le second, le monde visible et corruptible, est l’œuvre du Diable. L'Eglise cathare définît sa propre organisation au XIIème siècle et refusa de reconnaître l'Eglise romaine. En 1209, le pape Innocent III prêcha une Croisade contre l'hérésie en Languedoc : ce fut le début de la Croisade contre les Albigeois. Sous la conduite de Simon de Montfort, les croisés attaquèrent les villes, châteaux et seigneuries de la région.
Cette conquête engendra une redéfinition des pouvoirs dans la région en faveur du Roi de France. La prise du château de Montségur en 1244 marqua la disparition d’un des principaux refuges des hérétiques. C'est alors que s'amorça pour les cathares une longue clandestinité. Les condamnés pour crime d'hérésie furent mis en prison. Certains furent brûlés pour avoir refusé de se convertir, d'autres s'exilèrent avant d'être inquiétés. Les derniers cathares de la région furent brûlés dans les années 1320.
En comté de Foix, le catharisme compta de nombreux sympathisants. Raymond-Roger et Roger-Bernard, comtes de Foix, tolérèrent les hérétiques sur leurs territoires. Leurs épouses, les sœurs de Raymond-Roger, la fille et la belle-fille de Roger-Bernard, ainsi que de nombreux administrateurs des comtes furent convaincus d'hérésie. Les comtes furent eux-mêmes soupçonnés, mais les croisés ne pénétrèrent que peu en comté de Foix. Le château de Foix ne fut pas inquiété par leurs attaques.