L’occupation humaine du site de Saint-Lizer est attestée dès la préhistoire, mais les vestiges les plus importants datent de l’occupation romaine.
Vers la fin du Vème siècle, l’Evêché du Couserans reprend les structures d’organisation romaines. Le premier Evêque présumé, Valérius, donna son nom au mont Valier. Mais c’est le deuxième Evêque, Licérius ou Glycérius, qui donna son nom à la cité.
L’Evêque du Couserans s’installe à Saint-Lizier, participant au développement de la cité avec des périodes plus ou moins prospères, jusqu’à la Révolution.
L’Evêché est supprimé sous le Concordat en 1801. Le Palais des Evêques devient alors propriété du Conseil Général et connaît différentes affectations (prison, dépôt de mendicité).
Transformé en maison départementale de santé à partir de 1838, il connaît différentes transformations. L’hôpital resta en ces lieux jusqu’en 1969, date à laquelle, pour le besoin de nouvelles thérapies et de locaux adaptés aux soins modernes, il fut transféré sur l’autre rive du Salat dans de nouveaux bâtiments.
Ainsi, par ses nombreux vestiges, ce site a l’extraordinaire qualité de proposer une découverte à travers les âges : la période antique grâce à son rempart, le Moyen-Age jusqu’au XVIIIe siècle, à travers la Cathédrale Notre Dame de la Sède et le palais épiscopal qui fut la résidence des évêques, les périodes moderne et contemporaine grâce à l’histoire de l’hôpital psychiatrique.
LA CITÉ DE SAINT-LIZIER
Au Moyen-âge, les chantiers de construction des lieux de cultes permirent l'édification d'une part de la cathédrale Notre Dame de la Sède avec le chapitre des Chanoines, et d'autre part, l'église de St Lizier, à mi-chemin de la ville haute et du faubourg industrieux de la ville basse.
Cette église conserve de belles fresques datant de l'époque romane ainsi qu'un cloître attenant au sud-ouest. L'urbanisation s'effectua entre le palais et l'église puis s'étendit sur les pentes est, en faubourg, jusqu'au bord du Salat, rivière au cours torrentiel non navigable mais utilisée pour les moulins.
L'opulence de la ville vint d'abord de l'évêché constitué de deux chapitres unifiés au départ puis, très vite en concurrence jusqu'au XVIIème siècle. Les campagnes d'extension, d'embellissement et de reconstruction du site du Palais sont à rechercher en mettant en relation l'histoire de la ville, de l'évêché et de l'église d'en bas.
Le palais participait à la vie de la cité qui s'embellît de maisons de Chanoines dont les ouvertures des façades rythment le parcours. Jusqu'à la Révolution, l'activité de l'Evêché et de son domaine agricole propre dynamise le village. En 1566, la fondation de l'hôtel Dieu par l'évêque Hector d'Ossun conforta Saint-Lizier dans sa mission spirituelle et sociale. C'est dans ce bâtiment qu'est conservée la pharmacie datant du XVIIIème siècle.